L'ecstasy, réelle pilule de l'amour ?

Les night-clubbers décrivent l’ecstasy comme la « pilule de l’amour »… Mais quelles sont les réelles propriétés de cette drogue sur le cerveau ? Peut-elle réellement jouer sur la sociabilité des personnes ? Des études sur les rats suggèrent que ce produit entraîne une augmentation de l’ocytocine – une hormone secrétée par la glande pituitaire libérée lorsque nous éprouvons une émotion particulière, par exemple lorsque nous touchons quelqu’un que nous aimons ou lors de la relation d’une mère et de son enfant…
Ian McGregor de l’université de Sydney et ses collègues ont étudié les effets de l’ecstasy chez les rats, qui comme les humains deviennent alors plus sociables. Beaucoup de drogues sont capables d’augmenter la concentration de cette hormone dans le sang mais pas dans le cerveau, condition sine qua none pour ces effets « pro-sociaux ». Mais l’ecstasy semble faire exception. L’équipe a donné l’équivalent de deux ou trois comprimés aux rats, qui ont alors présenté un boom de l’ocytocine dans une région particulière de leur cerveau : l’hypothalamus.
Dans le New Scientist, l’auteur de l’étude précise que ce boom de l’ocytocine cérébral intervient également après l’orgasme chez les mâles. Ce qui expliquerait peut-être pourquoi les hommes après une prise d’ecstasy ont des pensées plus sensuelles que sexuelles. « Cette augmentation de l’ocytocine pourrait les plonger dans une sorte d’état post-orgasmique dans lequel ils ne sont pas actuellement très performants sexuellement mais se sentent extrêmement contents de la personne avec laquelle ils sont… » déclare ainsi Ian McGregor.Sources : Neuroscience. 2007 May 11;146(2):509-14. Epub 2007 Mar 23.New Scientist du 4 avril 2007Click Here: Fjallraven Kanken Art Spring Landscape Backpacks