Botox, nouvelle mise en garde

Le 13 janvier 2009, le Ministère canadien de la Santé a rappelé que l’utilisation du Botox (toxine botulique) pouvait avoir des effets dangereux voire mortels. Les doses, que ce soit pour des raison esthétiques ou médicales, doivent donc être méticuleusement contrôlées.

Si les injections de toxine botulique ont le vent en poupe dans le traitement des rides du visage, il est utile de rappeler que ce produit est avant toute chose un poison (40 millions de fois plus foudroyant que le cyanure) qui doit être utilisé à très petite dose.
Le Ministère de la santé canadien vient d’ailleurs d’émettre un avis selon lequel l’utilisation du Botox pourrait entraîner un risque de décès. Dans son communiqué, le Ministère a fait état du “risque de dispersion de la toxine dans d’autres parties du corps“ que celle où elle a été injectée : “Affaiblissement musculaire, problèmes de déglutition, pneumonie, troubles de la parole et difficultés respiratoires sont autant de symptômes possibles de la dispersion des toxines qui peut être mortelle“. Même s’il faut souligner qu’à ce jour aucun phénomène de ce type n’a été constaté au Canada, les risque de dispersion dans l’organisme seront dorénavant stipulés sur les produits Botox et Botox Cosmetic.Ce n’est pas la première fois que ces risques du Botox sont évoqués. En février 2008, la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité américaine de surveillance du médicament, avait déjà alerté sur ces dangers et en août de la même année l’Agence européenne du médicament (Emea) avait recensé plus de 600 cas où les personnes ayant reçu des injections de Botox avaient subi de sérieux effets négatifs (28 étaient mortes). Mais dans aucun de ces cas le patient n’avait reçu des injections de Botox à des fins esthétiques, il s’agissait toujours d’injections à but thérapeutique.En conclusion le Ministère canadien conseille aux “personnes ayant des antécédents de troubles neurologiques, de difficultés à avaler ou de problèmes respiratoires de faire preuve d’une extrême prudence à l’égard de ces produits“.Source : Santé Canada – janvier 2009